Portrait de la directrice artistique derrière les coiffures de Mad Max : Fury Road.
Lancé à pleine vitesse, Mad Max : Fury Road a débarqué sur les écrans dans un bruit de tonnerre. A la façon d’Imperator Furiosa, une femme se cache derrière les boucles rousses de Capable, la crinière blonde de Splendide Angharad, les longueurs éthérées de Cheedo ou le carré effilé de Toast. Après Moulin-Rouge et Gatsby le Magnifique, Lesley Vanderwalt signe la direction artistique des maquillages et des coiffures du nouveau film de George Miller.
C’est à Creative Media Skills que l’artiste a expliqué comment le tournage s’était déroulé. Entourée d’une équipe de 35 personnes recrutées en Australie, en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande, elle a supervisé les looks de près de 200 acteurs et figurants. Les journées de tournage commençaient à l’aube par un trajet d’une heure vers le set, la consultation des rushes de la veille et un échange avec le réalisateur. Pendant qu’une partie de l’équipe retournait dans les studios en ville pour effectuer les réparations nécessaires sur les perruques et les accessoires, les coiffeurs attitrés coiffaient les acteurs principaux, le reste s’occupait des personnages secondaires et des figurants. Il fallait compter 80 heures de travail par semaine, environ.
Parmi les défis les plus importants à relever dans la conception et la réalisation des hair styles de Mad Max : Fury Road, Lesley Vanderwalt en signale deux principaux. Lors de la préparation, le gros du travail a été de mettre en application la vision du réalisateur George Miller et de s’assurer que les looks correspondaient à ce qu’il avait en tête pour les personnages.
Mais ce n’était rien comparé aux conditions de tournage qui endommageait régulièrement les perruques et exigeaient un travail permanent sur les coupes. Le sable, les changements de températures et les cascades : autant d’éléments extrêmes qui nécessitaient la surveillance de l’ensemble de l’équipe coiffure pour répondre aux exigences de la direction artistique. Et quand on voit la panique capillaire que nous inspire le moindre nuage d’orage, on ne peut que saluer le sang-froid de ces artistes.
Julia Osseland
Illustration ©Rémi Leroy